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la trans'Identité
(ou transidentité)
Nous tenterons ici de comprendre ce qu'est la
trans'identité. Nous ne chercherons pas à savoir d'où elle
vient ou comment l'éviter (ce qui n'est pas possible), mais
simplement à expliquer ce que veut dire "être trans".
I.
Qu'est-ce que le genre? A priori, le "genre" désigne
la classification dans la catégorie mâle ou femelle. Cela
reste assez vague. Il nous faut donc distinguer deux niveaux
: le biologique (génital) et le mental. On s'accorde alors à
parler de "sexe" pour le physique et de "genre" pour le
mental. On peut alors dire comme certains que le genre,
c'est le "sexe du cerveau". Le genre est mental et social.
C'est la façon dont on se perçoit par rapport à la société.
C'est se positionner plutôt du côté masculin ou féminin.
Pour comprendre la trans'identité, il faut différencier le
sexe, le genre et l'orientation sexuelle. On ne se sent pas
femme parce qu'on est attiré par les hommes. On ne se sent
pas forcément homme parce qu'on a un pénis. (il y a bien des
personnes trans et homosexuelles) Il s'agit de trois choses
bien distinctes : 1. le sexe : mâle-pénis; femelle-vagin;
intersex-toutes les situations génitales intermédiaires (il
y en aurait plus de 600) 2. le genre : masculin (rôle
social mâle); féminin (rôle social femelle)
3.
orientation sexuelle : hétérosexuel (tournée vers
l'autre); homosexuel (tourné vers un semblable); bisexuel
(tourné vers un semblable ou un autre). L'orientation sexuelle n'ayant
rien à voir avec la construction identitaire, nous la
laisserons de côté.
II. La trans'identité
Dans la plupart des cas, le sexe et le genre sont en accord
total. Un enfant naît avec des organes femelles, et en
grandissant se reconnaît dans un rôle social féminin.
Jusqu'ici, rien de transcendant. Mais un enfant peut naître
avec des organes femelles et ne pas se reconnaître dans un
rôle social féminin, mais plutôt dans un
rôle social masculin. Certaines statistiques disent qu'il
s'agirait de 0,1% de la population (soit 1 personne sur
1000), mais aucune étude sérieuse n'a été menée.
Une fois ce constat fait (et il se fait en général assez
tôt), il peut y avoir souffrance. Mais la souffrance dont
parlent certains ne vient pas de ce décalage lui-même, elle
vient plutôt du fait que l'on veuille contraindre les jeunes
trans à se conformer à un rôle social qui ne leur correspond
pas. On ne souffre pas de se sentir fille. On souffre des
brimades, du mépris, et de l'obstination à vouloir nous
faire "changer".
¤ Les
femmes dites "transgenres" ¤
Le parcours transsexuel : un état
des lieux
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